Epoqu’Auto 2026 : traversée du XXème siècle en Fiat

Publié le par Fabien

Epoqu’Auto 2026 : traversée du XXème siècle en Fiat

Le salon Epoqu’Auto 2026, c’est jusqu’à ce soir ! Cette année encore, News d’Anciennes est de la partie et on vous fait vivre le salon Lyonnais. Après les Bugatti et les 2CV en série limitée, c’est à voir ici, l’une des expositions thématiques est dédiée à la marque Fiat. Direction le Hall 5 et le plateau des voitures du constructeur turinois.

La voiture la plus ancienne du Salon ?

Trente actionnaires, sous l’égide de Giovanni Agnelli, à la toute fin du XIXème siècle, veulent lancer leur marque de voitures. Sans outil industriel, ils font appel à l’entreprise Ceirano et à l’ingénieur Aristide Faccioli pour fabriquer leur première voiture, la 3,5 HP.

Basée sur une carrosserie dérivée des voitures hippomobiles, avec un guidon et non encore un volant, un éclairage digne d’un fiacre, la voiture est présentée à ses commanditaires en Juillet 1899. Le 11 juillet, l’acte de création de la F.I.A.T., était signé, l’entreprise Ceirano rachetée ce qui inclut les brevet liés à cette auto.

Cette 3,5 HP, dont l’un des 4 modèles survivant, sur les 25 unités produites, est présenté sur le Salon Epoqu’Auto 2026, n’est pas remarquable par ses performances, car avec 35 km/h, 3 vitesses, sans marche arrière, on est loin de battre des records. Non. Ce qui est fascinant dans ce modèle, c’est qu’il est à l’origine d’une des grandes saga automobiles du XXème siècle.

Les Avant-Guerre

On parle ici avant la seconde guerre mondiale. A cette époque Fiat a construit, outre des voitures plus populaires, des automobiles luxueuses mises en avant sur ce plateau thématique du Salon Epoqu’Auto 2026.

Dans les années 1925, les finitions bois et les formes des poupes automobiles étaient régulièrement inspirées du monde maritime et des canots de luxe, à l’image de cette 509 Skiff de 1926. Et malgré la luxueuse finition, ce modèle était performant puisqu’il a remporté le Rallye Monte-Carlo en 1928.

Moins sportifs deux luxueux cabriolets s’exposent et démontrent le savoir faire Fiat de cette période. La 512 Coloniale, destinée aux territoires ultramarins italiens, est un cabriolet quatre places, type double phaéton. Le cabriolet 524 de 1932, dessiné par le département interne Fiat « carrozzerie speciale », démontre la capacité de la firme turinoise de rivaliser avec les carrossiers indépendants prestigieux de cette époque. Et ces deux modèles sont motorisés par des 6 cylindres en ligne.

Des voitures populaires

Initiée durant la seconde guerre mondiale et a fortiori après, Fiat se lance dans les voitures populaires pour motoriser les italiens à coûts modérés. Son « arme » ? La 500-A Topolino. La première cinquecento est sortie en 1936.

Elle fut commercialisée jusqu’en 1955 et le modèle présenté en est la dernière évolution : la 500-C, reconnaissable à ses phares intégrés à la carrosserie (chez nous c’était la Simca 6), et, sous le capot avant, une culasse en aluminium. Un matériau qui sera retrouvé sur la culasse du moteur de ses héritières, la 600 d’abord, en 1955 et la Nuova 500 deux ans plus tard, situé à l’arrière cette fois.

Pas de berline sur ce plateau Epoqu’Auto 2026, ni en Nuova 500, ni en 600, mais quelques déclinaisons des ces héritières de la Topolino. La 500 break Giardiniera est une Autobianchi. Elle illustre parfaitement la politique Fiat de cette époque, qui pour étendre sa force de frappe commerciale et accéder aux différents marchés a fabriqué sous d’autres marques ou accordé des licences à d’autres constructeurs, comme Simca, Steyr, NSU ou encore Polsky et donc Autobianchi. Quant à la 600, il s’agit d’une version Multipla, précurseur du monospace.

Mais parce que Fiat, ce n’est pas que la 500 (ou la 600), mais que c’est bel et bien un constructeur généraliste, des modèles de familiales ont été sélectionnés. Si certaines ont eu un certain succès chez nous, certains autres sont beaucoup moins connus ici. On parle de la Fiat 1100 R, de la 1300, de la 1800B Familiare, trois familiales 4 portes des années 60, ou, dans la gamme inférieure, de la 850 coach spécial.

En 1966, Fiat lance son best seller. Un design très cubique, comme les autres modèles de la gamme que l’on vient de croiser, mais une diffusion internationale. C’est tout simplement la troisième voiture la plus diffusée de tous les temps et c’est la Fiat 124. Le modèle exposé, la Spécial T Berline de 72, dispose même d’un double arbre à came en tête (d’où le T pour Twin Cam) permettant au petit 1438 cm3 de développer 80 chevaux.

Quant à la berline la plus récente du plateau, il s’agit d’une Fiat 131 Mirafiori, qui, en 1975, prend le relais de la 124. Le modèle de 76 présenté est une version de base, mais il ne faut pas oublier que, préparée par Abarth, son palmarès sportif est assez exceptionnel puisque la 131 Abarth Rally a été championne du monde des rallyes en 1977, 1978 et 1980. Un succès dont a bénéficié le reste de la gamme.

Coupés, cabriolets et autres modèles sportifs

Pour finir cette épopée Fiat, les 3A présentent quelques modèles plus ou moins sportifs, plus ou moins prestigieux, mais dédiés au plaisir de conduire des années 60 à la fin du XXème siècle.

Côté prestige et gamme premium

On commence par le coupé Fiat 130. Produit pendant 7 ans à partir de 1971, c’est un coupé plutôt statutaire, motorisation V6, que l’on ne croise plus trop sur nos routes. Autant la berline avait un style assez lourd, autant ce coupé signé Pininfarina, aux lignes anguleuses, donne une sensation de fluidité.

Dans la même veine, sont présentés deux autres coupés chacun signé par un carrossier différent. Le premier, de 1964, est une 2300S Coupé. Signée Sergio Sartorelli de l’officine Ghia, ses lignes sont assez anguleuses sur la proue, pour gagner en fluidité sur l’arrière, notamment du fait de la bulle vitrée qui tombe du pavillon de toit jusqu’à la malle. Et sous le capot, un 6 cylindre en ligne retouché par Abarth.

Le second coupé, de 1972, est signé Bertone. Son moteur est signé Dino. La ligne est fluide, élégante sur tout le profil. Et le moteur Dino, en aluminium, n’est autre que celui des Dino/Ferrari 206GT et 246GT. Elégance et performances sont vraiment les maîtres mots pour qualifier ce coupé.

Plus de sport…

Dans les années 70, un coupé sportif n’avait pas systématiquement plus de 100 chevaux. Preuve en est la Fiat 128 Coupé Berlinetta dont le 1100 n’en sortait que 64 ! Mais elle est surtout la première traction avant de la marque.

Autre exemple de l’esprit sportif porté par Fiat : le coupé X1/9. Seulement 75 chevaux pour le modèle de 1976 présenté, mais un poids contenu, un petit moteur en position centrale arrière, et surtout un design radical signé Bertone.

Les années 80 et 90 changent la donne. La première à opérer le saut des 100 chevaux, est la réponse de Fiat aux GTI. Comme Renault, Fiat fait le choix du turbo pour transformer le caractère de la petite citadine Uno. Une solution intéressante qui permet à Fiat de sortir des chevaux et du caractère, tout en contenant le prix.

Avec les années 90 Fiat revient au coupé, aux dessins atypiques et à une motorisation pointue… Toujours à prix doux par rapport à la concurrence équivalente. Le Coupé 2.0L 20V est en effet dessiné par Chris Bangle du centre de style maison et sous son capot, on trouve un 5 cylindres à 4 soupapes par cylindre, qui pouvait être atmosphérique, comme le modèle d’Epoqu’Auto, ou gavé par un turbo pour en faire un engin diabolique.

Cheveux au vent

Fiat a également toujours gardé dans ses gammes des cabriolets à tendance sportive. Pour preuve la présence de la 508 S Coppa d’Oro, de 1933. Légère, innovante avec ses freins hydrauliques, et malgré un moteur de moins de 1 litre de cylindrée (995 cm3) de 30-35 chevaux, elle a inscrit son nom dans de nombreuses compétitions, comme les Mille Miglia, la Targa Florio, le Mans et bien sûr la Coppa d’Oro del Littorio.

Dans les années 60, c’est la Fiat 1500 qui sera déclinée dans un cabriolet qui incarne l’esprit de la Dolce Vita italienne. Fiat a su ici trouver associer le design Pinifarina aux performances du moteur 1481 cm3 développé par Aurelio Lampredi (ex-Ferrari). Ces mêmes Pininfarina et Lampredi qui se penchent sur la 124 Sport Spider au début des années 70. Le 1500 développe 108 chevaux et offre de belles performances à cette auto dont près de 70% de la production a été destinée au marché américain.

Changement radical quand sortait la 850 Sport Spider, en 1965. C’est un petit cabriolet gracile dessiné par Giorgetto Giugiaro. On repart sur du tout petit moteur, de moins de 50 chevaux, mais Fiat travaille le poids : 705 kg sur la balance pour des sensations de conduite assurées.

Dernier cabriolet, c’est la Barchetta. Fiat réagit au succès de la Mazda MX-5 avec un cabriolet élégant et performant, offrant aux amateurs une alternative intéressante au cabriolet sportif nippon.

Epoqu’Auto 2026 c’est encore jusqu’à ce soir

Retrouvez-nous sur notre stand, Hall 6, stand AH7 jusqu’à ce soir. Ce sera l’occasion de rencontrer une partie de l’équipe mais aussi de jouer à la boîte mystère ou encore de découvrir la 206 RC que notre partenaire Ticket For Road met en jeu en ce moment.

Et puis rendez-vous sur le site dès demain pour l’article complet sur le salon. Pour retrouver tous nos articles sur le salon, c’est par ici.

Dates et Horaires :
Dimanche 8 Novembre : fermeture du salon à 18h
Lieu :
Eurexpo Lyon
Billetterie : Cliquez Ici

Fabien

C'est un lion et un cheval cabré qui lui ont fait aimer les voitures dans son enfance... Un livre, «La maîtresse d'acier» de Pierre Coutras, et des pilotes de légende l'ont conduit à me passionner pour des bolides plus anciens. Fabien est basé près de Lyon où il essaye régulièrement des voitures variées mais couvre des événements dans toute la France avec plus de 200 articles à son compteur.

Commentaires

Laisser un commentaire

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.